focus
L’Électroconvulsivothérapie (ECT) en 2010 Dr William DE CARVALHO
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revue de presse internationale
Prevalence and comorbidity
of common mental disorders in primary care
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dossier thématique
Insight : avancées étiologiques, corrélats neuropsychologiques et outils de mesure spécifiques
Maria LALOVA
Pr. Franck J. BAYLÉ
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Les ECT ont faits l’objet de multiples évaluations, conférences de consensus, recommandations d’académies, d’experts1,2. Tout le monde s’accorde pour reconnaître l’effet puissant et rapide de l’ECT sur les syndromes dépressifs sévères de tonalité mélancolique non grevés de comorbidités, en particulier organiques, qui viendraient en limiter la portée. Leur efficacité clinique à court terme ainsi que leur délai d’action sont supérieurs à ceux de tous les antidépresseurs3,14 que ce soit sur l’efficacité antidépressive13,15 ou sur la disparition des idées suicidaires16. Cette différence est très significative : 54 % de réponse à la fin de la première semaine d’ECT contre fin de la 3ème semaine avec les antidépresseurs ; rémission symptomatique avec l’ECT dans 65 % des cas au 10ème ECT (fin de 3ème semaine) contre 49 % de rémission atteint seulement entre la 6ème et la 24ème semaines avec les antidépresseurs. La disparition des idées suicidaires est acquise chez 38 % des patients à haut risque suicidaire dès la fin de la première semaine si 3 ECT ont pu être effectuées, 6 % de ces patients n’ont plus d’idées suicidaires après 6 ECT sur deux semaines. 90 % des patients très sévèrement déprimés mélancoliques au sens des classifications internationales et de la clinique traditionnelle psychiatrique sont en situation de rémission après 6 à 15 ECT, contre 70 % voire 75 % au mieux avec les antidépresseurs.
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Des analogies sont trouvées entre les troubles de la conscience des phénomènes inhabituels (hallucinations et idées délirantes) dans la schizophrénie et des troubles de la conscience chez les patients avec atteinte neurologique cérébrale. Les perturbations similaires dans les deux groupes font évoquer l’existence des mêmes mécanismes neuropsychologiques sous-jacents.
Dès 1900, Carl Wernicke proposait la distinction entre les troubles de la conscience liés à la perception et à la réponse aux stimuli provenant du corps propre, nommé somatopsychose, et les stimuli provenant de l’extérieur, l’allopsychose (Wernicke, 1900). Cette terminologie fut reprise par Karl Kleist5 pour la description du même type de phénomène observé dans la schizophrénie. Il établit alors un lien entre les symptômes de l’allopsychose dans la schizophrénie et les troubles de la conscience chez des patients avec atteintes au niveau du gyrus cingulaire et du cortex insulaire.
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