l'edito du mois


Dangerosité des malades mentaux : faut-il changer la loi ?
Dr Carol JONAS

De plus en plus régulièrement et fréquemment, les médias se font l’écho d’actes violents et parfois criminels commis par des malades mentaux. Le grand public à tendance d’ailleurs à y associer les passages à l’acte pédophiles dont il n’est pas toujours certain qu’ils relèvent de la maladie mentale au sens strict.

 
 
 
 
 
 

focus

L'entretien motivationnel : accompagner les personnes vers le changement de comportement
M. Emeric LANGUÉRAND

revue de presse internationale

Réveille-toi, psychiatrie ! Wake-up call for British psychiatry


dossier thématique

Troubles Obsessionnels Compulsifs


 Plusieurs principes animent la conduite des entretiens. Le thérapeute exprime de l'empathie à l'égard de son patient par l'utilisation de l’écoute réflective, c'est-à-dire en reflétant au patient son discours avec plus ou de moins de reformulation. L'intervenant va également chercher à développer la divergence entre les objectifs du patient et le comportement problématique actuel. Il évite l’argumentation en assumant le fait que le patient est responsable de la décision de changer. Quant à l'expression d'une résistance du sujet, elle va être utilisée comme un baromètre de la qualité de la relation interpersonnelle et non pas perçue comme un comportement auquel le thérapeute doit se confronter et s'opposer. Enfin, l'accompagnement cherche à augmenter le sentiment d’efficacité personnelle et l'optimisme dans le changement. (...)

Au cours de l’exploration de l'ambivalence, l’intervenant va repérer et favoriser un mode d'expression particulier du patient : le discours-changement. En soutenant l’élaboration du sujet sur ses propres désirs, ses capacités, ses raisons et ses besoins de changer, le soignant réunit les éléments propices à l’engagement dans le changement de comportement (cf. figure 3). Cet effort de centration du thérapeute sur le vécu interne du patient, cette écoute active, donne un style relationnel particulier et dissonant par rapport au style habituel des entretiens médicaux. Pour William Miller, cette différence créé un contexte favorable à un abord nouveau par le patient de ses difficultés.


Près de 40 noms, parmi les plus prestigieux de la psychiatrie du Royaume-Uni, ont signé l’article/éditorial de Nick Craddock dans le très sérieux British journal of Psychiatry.



Prévalence de l'obésité chez les sujets souffrant de schizophrénie


Les sujets souffrant de schizophrénie sont particulièrement exposés aux dangers associés au surpoids. En effet, les traitements par antipsychotiques sont associés à des prises de poids, parfois importantes, ayant des effets délétères sur le système cardiovasculaire.



« Penser » protège l'hippocampe


Les auteurs d’un travail publié dans la récente - mais déjà prestigieuse - revue PlosOne ont montré qu’une activité cérébrale intense est associée à un volume hippocampique plus élevé.



Algorithmes décisionnels de la dépression tardive


En se basant sur trois études différentes, une équipe a déterminé deux algorithmes décisionnels différents, correspondant respectivement à une approche « agressive » et à une approche « conservative ».


 " Dans plus de la moitié des cas, les obsessions surviennent dans l'enfance ou dans l'adolescence ". Cette affirmation étonnamment moderne car conforme aux données épidémiologiques les plus récentes est issue d'un ouvrage de Pitres et Régis publié en 1902 [21].
De nombreux auteurs du XIXe siècle notaient l'âge de début des manifestations obsessionnelles et compulsives dès l'enfance ou l'adolescence. Legrand du Saulle le signale également dans son ouvrage de 1875, “ La folie du doute (avec délire du toucher) ”, première monographie faisant date dans l'histoire du trouble obsessionnel compulsif (TOC), dont les observations et la finesse clinique n'ont pas à rougir des meilleurs experts contemporains [14].

De nos jours, il existe un net contraste entre la rareté des recherches et articles francophones consacrés aux obsessions et compulsions pathologiques précoces et l'épidémiologie : selon les enquêtes les plus récentes, de 1 à 4 % des enfants et adolescents souffriraient d'un trouble obsessionnel compulsif [7, 8, 10].
 
 

Les congrès nationaux



 9 octobre 2008, Dijon
Les troubles du comportement alimentaire dans leur environnement


 22 - 24 janvier 2009, Paris
7ème Congrès de l'Encéphale


 
 
 

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